LE COMMENCEMENT DE LA FIN

1881. Tous droits réservés.

PAR M. CHAUVIN

F. Aureau. - Imprimerie de Lagny.


Publié par Paul Fièvre © Théâtre classique - Version du texte du 01/09/2017 à 09:30:27.


PERSONNAGE

GONTRAN DE VIEUXNEUF.

BAPTISTE.

La scène se passe à Paris, de nos jours


LE COMMENCEMENT DE LA FIN

À Monsieur Saint-Germain, du théâtre du Gymnase.

Le théâtre représente une chambre à coucher de garçon (1). Au fond, un lit (2). Portes à droite et à gauche. An milieu de la scène, un guéridon sur lequel se trouve une cave à liqueurs ouverte. Cheminée, pendule, fauteuils, chaises, toilette-commode, etc. Sur tous les meubles sont dispersés les verres de la cave à liqueurs. Un gant sur le guéridon, une boucle de cheveux bruns à terre, une tasse et une théière sur la cheminée. Tout est en désordre dans cette chambre.

SCÈNE PREMIÈRE.

Au lever du rideau, Gontran est couché tout habillé sur le lit. Dix heures sonnent.

GONTRAN, s'éveillait.

Ah ! Mon Dieu ! Quelle heure est-il donc ?

Il s'assied sur le lit et regarde la pendre.

Je ne vois pas la pendule.

Il se frotte les yeux.

(1) Au besoin un salon ou un cabinet de travail.

(2) Au besoin : un canapé.

Ah ! J'y vois.

Sautant du lit.

Nom d'un petit bonhomme ! Onze heures ! Il est onze heures ! Me voilà gentil !

Allant à la cheminée et consultant de nouveau la pendule.

Non, j'avais mal vu. il n'est que dix heures.

S'apercevant qu'il est habillé.

Comment je me suis couché tout habillé ! Ah Gontran, mon ami, quelle existence as-tu menée hier ?... C'est égal, je n'ai que le temps. Il faut qu'à onze heures, j'aille chercher ma future pour la conduire à la mairie... Car aujourd'hui, à midi, j'épouse une petite blonde adorable... des yeux bleus comme l'azur... peut-être un peu boulotte... mais, que voulez-vous, j'aime encore mieux cela que si...

Pendant ce temps, il retire son hahit, son gilet, sa cravate, et se dispose à faire sa toilette.

Enfin ! Elle serait complète, la chère enfant, si elle n'avait pas sa mère, ma future belle-mère... La belle-mère, ce philloxera des ménages.

Il tire du linge d'un tiroir de la commode-toilette.

Et Celle-là, comme animal nuisible !... D'une exigence ! Ah ! Si elle savait ce que j'ai fait hier au soir !... La veille de mon mariage car je me marie. c'est bien décidé... Je suis plus pressé que celui-là qui disait :

À cinquante ans, on est bien aise enfin

De vivre un peu tranquille. Il faut faire une fin.

Hier, donc, c'était le commencement de la fin de ma vie de garçon... Et, sur le conseil de Patinais, un vieux copain... J'avais invité tous mes camarades et nos... connaissances... à venir l'enterrer... Pas Patinais, ma vie de garçon. - Ça s'est passé chez Brébant. Vous dire ce qu'on a débité d'extravagances !... Car, je dois l'avouer, comme le bonhomme de Regnard :

Pour convive, je suis d'une assez bonne étoffe,  [ 1 Vers 729 et 730 de Démocrite de Jean-François Regnard. (1700)]

Suivant de Démocrite et garçon philosophe.

Il faudra changer, maintenant!... C'est dit... Gontran de Vieuxneuf fait une fin !... Ce qu'il va laisser de veuves dans le monde... galant !... Je ne suis pas un vilain garçon, et dame !...

Il ouvre la commode-toilette se voit dans la glace et s'aperçoit qu'il a la joue rouge.

Que diable ai-je là ?...

Il se débarbouille.

Ça tient !... Ça ne s'en va pas : mais c'est un coup que j'ai reçu !... Eh bien ! Me voilà présentable... Comment ai-je fait mon compte ?... Je ne me suis battu avec personne... Ah ! Mes souvenirs sont un peu brouillés... Je ne sais pas comment je suis rentré ici... et ce coup ? Me voilà gentil. pour aller me présenter devant monsieur le maire !... Quel prétexte donner ?... Mais d'Où vient que ?...

Il s'appuie sur le guéridon.

Ah ! J'y suis... Oui, c'est bien cela... Quand je suis rentré, j'étais un peu étourdi. J'ai voulu me coucher, et après avoir, non sans de grandes difficultés, allumé ma bougie, j'ai regardé mon lit.

Montrant son lit.

Le gaillard exécutait autour de ma chambre une valse désordonnée... Alors, assis sur ce guéridon, j'ai attendu... J'ai attendu qu'il passe devant moi, et je me suis précipité dessus... Je me serai heurté contre la muraille... Le fait est que j'étais dans un joli état !... Que voulez-vous, l'enterrement était si gai !...

Chantonnant.

5   Versez, garçons, versez,

Versez, versez tant qu'on vous dise assez !

Et puis c'est la première fois... ou plutôt la dernière.... que cela m'arrive... aussi fort ! Que diraient mes ancêtres si... Ah bah ! J'en sais un qui en serait charmé... mon trisaïeul Gontran de Vieuxneuf, le capitaine des Gardes, dont j'ai le portrait dans mon salon.

Riant.

Il a le nez écarlate !... Je n'en suis pas là, heureusement... Mais, c'est ma joue cramoisie... On dirait vraiment que j'ai reçu un soufflet.

Se mettant de la poudre de riz sur le visage.

Ma foi, cela ne se voit plus.

Avec indignation.

Je me maquille à présent !... C'est bien fait, monsieur !... C'est le châtiment de votre indigne conduite... Et madame veuve du Rasoir, votre future belle-mère, aura raison de vous faire souffrir pendant toute votre existence. - Non, un instant ! - Pendant toute son existence à elle... Car j'espère bien qu'elle s'en ira avant moi... malgré mes torts. Et Camille, ma future !... Que dira Camille si elle s'aperçoit. Ah bah ! Ce n'est qu'après-demain le grand jour... Il n'y paraîtra plus... C'est aujourd'hui le mariage à la mairie et après-demain... Ah ! Dame... Après-demain... Après-demain... Mariage à l'église et vous savez ce que cela veut dire...

Il sourit.

Ce jour-là, je ne pourrais plus dissimuler l'incarnat de ma joue... D'autant plus qu'elle sera noire ou bleue... Me voyez-vous avec un arc-en-ciel... Là... Sur la figure...

Il continue sa toilette.

Le surlendemain, ma femme et moi, nous partons en Italie, avec arrêt à Fontainebleau.... comme c'est l'usage... Ma foi, quand on vient de se marier, on n'aime pas à passer les nuits en chemin de fer.

Il baille.

Ah ! Je ne suis pas bien éveillé !... J'ai du rentrer fort tard... Ai-je une mine !... Je suis décidément peu présentable... Si Camille allait me trouver laid ! Si elle allait répondre à la question de monsieur le maire, un NON qui me tuerait. Car je l'aime... Elle est un peu boulotte et elle a les yeux d'un si beau bleu !...

C'est ce grand imbécile de Patinais qui est cause de tout cela !... Je voulais m'en aller à deux heures du matin... - C'était raisonnable. - Il s'y est opposé et a proposé un baccarat.

Je suis moins joueur que le chat qui vient de naître... Eh bien ! Il m'a fait jouer jusqu'au lever de l'aurore, comme disent les poètes... Et je ne suis rentré chez moi, qu'au jour... Léontine, mon ancienne, voulait absolument m'accompagner, vu mon état peu... équilibré... J'ai eu assez de caractère pour l'en empêcher... Ah ! Léontine !... Mais faut bien que je me ménage... Vous comprenez !...

C'est cet imbécile de Patinais qui me t'a fait connaître...

C'était à la terrasse de Saint-Germain... à la musique militaire...

Elle écoutait si bien, bouche béante, les accords harmonieux de l'orchestre à pantalons rouges, que Patinais me dit : « Voilà une petite femme charmante qui a un petit air bébête engageant, je parie qu'elle ne ferait pas faire de sottises à celui qui... »

Ma foi, me dis-je :

Aimer c'est le grand point, qu'importe la maîtresse,

Qu'importe le flacon pourvu.qu'on ait l'ivresse.

Et elle était si piquante !... Que vous dirai-je... Patinais avait raison... Seulement elle m'a coûté dix mille francs par mois... Elle est moins bête que moi !

Onze heures sonnent.

Onze heures !... Et Baptiste qui ne descend pas... Ah çà ! Est-ce que Baptiste lui aussi, aurait enterré ma vie de garçon !

Il tire le cordon de la sonnette.

Baptiste est encore un cadeau de Patinais. - Patinais a toujours vécu ma vie.... - Ce grand imbécile-là était un des forts en thème au collège Henri IV, où j'ai été levé à côté de lui... Ce nigaud, qui possède aujourd'hui cent vingt mille livres de rente, travaillait, au lycée, comme un pauvre diable qui a besoin d'apprendre ! Je vous le dis, Patinais a toujours été un original !...

Il est instruit... Il peint... joue du piano comme Ritter et Kowalski... ne fait pas une faute d'orthographe... Je vous le dis, c'est un original !

Aussi, comme il était amusant... Je me liai avec lui... pour mon malheur !... Il fait trop de blagues !... C'est lui qui m'a mis dans l'état où je me trouve.

Je ne sais pas si, sans rompre positivement avec lui, je ne dois pas lui défendre l'accès du nid conjugal... Je le connais, il serait dans le cas de me faire quelques mauvaises plaisanteries... et.... mais où est donc ma cravate ?...

Il la cherche sur les meubles et aperçoit les verres à liqueurs disséminés partout.

Hein ?...

Deux... trois... cinq... sept... neuf... dix... douze !... Douze verres ! Comment ?... Ils sont donc montés ici en sortant de chez Brébant ?... Voilà un cigare inachevé... - Je ne fume que la cigarette. - Patinais !... C'est Patinais !.. Il aura goûté à tous les flacons.

Allant à la cave à liqueurs.

Elle est vide !... Je le disais bien... Quelque mauvaise farce de ce Patinais... Mais, à lui seul, il n'aurait jamais pu dévaliser la cave à liqueurs... Et Baptiste qui ne vient pas !

Il sonne.

Un gant de femme.

Il le prend sur un meuble et le flaire.

Ça sent Léontine... C'est Patinais qui aura égaré ce gant chez moi !... Le gueux m'a pris ma maîtresse, parbleu !... Je le tuerai !... Me voler ma maîtresse !... Au moment où je vais me marier... Il aurait pu attendre... C'est mal !... On ne fait pas cela !...

Une mèche de cheveux !

Il ramasse la boucle de cheveux qui est à terre.

Un souvenir peut-être !... Mais ce n'est pas la couleur de Léontine... C'est une boucle appartenant à Clarisse... La connaissance à Patinais...   [ 2 Connaissance : Populairement, maîtresse, bonne amie. [L]]

Souriant.

Est-ce que, par hasard, elle aurait voulu.? un chassé-croisé, ators!

Il rit.

Ah ! ah ! Ce serait original ! Pauvre Patinais!

S'adressant à la mèche qu'il tient dans la main.

Ma petite Clarisse, je le regrette bien... mais, je me marie... nous verrons plus tard... s'il y a lieu.

Il ouvre un tiroir de la commode-toilette et prend une cravate sérieux.

C'est égal, en voyant ces épaves parfumées on pourrait croire que des femmes ont naufragé ici... Des femmes chez moi, un tel jour !... Si ma belle-mère me surveille - et elle doit me surveiller - si elle apprend... je n'oserai plus la regarder en face.

La demie sonne.

Onze heures et demie... et je ne suis pas plus avancé que cela...

Il brosse son habit et sonne de nouveau.

Et Baptiste ! Patinais l'aura grisé. Parbleu ! Voilà pourquoi, j'ai beau le sonner, il ne....

Apercevant une tasse et une théière sur la cheminée.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Une tasse.

Il flaire le contenu de la théière.

Du thé !... On a pris du thé... Voyons ! Voyons ! Je n'y suis plus du tout. J'aurai le mot de cette énigme. Dépêchons-nous... Habillons-nous à la hâte... Courons chez belle-maman, ensuite à la mairie... Et puis nous aviserons...

Il prend une chemise qu'il a tirée de la commode et passe derrière les rideaux pour la mettre.

SCÈNE II.
Gontran, Baptiste.

BAPTISTE, coiffé d'un bonnet de coton, les deux yeux pochés, entrant par le fond.

Monsieur a sonné ?

GONTRAN, derrière le rideau.

Voilà vingt fois que je te sonne.

BAPTISTE.

Je n'ai pas entendu... Monsieur voudra bien m'excuser.

GONTRAN.

Je ne t'excuse pas le moins du monde.

Il sort de derrière les rideaux. Il voit Baptiste de dos.

Qu'est-ce que c'est que cette tenue ?... En bonnet de coton !

BAPTISTE.

C'est que...

GONTRAN, le voyant de face.

Et ces yeux !... Monsieur Baptiste, vous vous êtes battu comme un chiffonnier, je vous chasse.

BAPTISTE.

Mais... C'est monsieur Patinais...

GONTRAN.

Patinais ?

BAPTISTE.

Oui, monsieur, c'est lui... Quand je lui ai dit que ce qu'il voulait faire était absurde.

GONTRAN.

Comment cela ?

BAPTISTE.

Oui, monsieur... et comme je lui répétais que je ne pouvais pas voir cela. Il m'a dit : « Eh bien! je vais te fermer les yeux. » Et voilà ce qu'il a fait !

Il montre ses yeux pochés.

GONTRAN.

Mais alors, ce coup que j'ai sur la joue...?

BAPTISTE.

Oh ! Çà n'est pas lui qui...

GONTRAN, fat.

C'est Léontine, parbleu !... Le dépit de ce que je la quitte.

BAPTISTE.

Oh ! Non, monsieur... Elle a dit qu'elle s'en fichait pas mal.

GONTRAN, vexé.

C'est touchant !... Qui donc alors ?

BAPTISTE.

Je ne sais pas !... Mais quand je suis entré dans la chambre de monsieur... J'ai trouvé monsieur, là, étendu à côté de son lit...

GONTRAN, à part, montrant son lit.

Ah !... J'y suis... J'aurai mal pris mon élan pour le saisir dans son voyage autour de ma chambre.

BAPTISTE.

Monsieur a dit ?

GONTRAN.

Rien.

BAPTISTE.

Alors, j'ai fait prendre un peu de thé à monsieur, malgré monsieur Patinais qui prétendait qu'il fallait vous poser des sangsues.

GONTRAN.

Je reconnais bien là cet animal ! Mais ils sont donc venus ici avec moi ce matin ?

BAPTISTE.

Monsieur le sait bien, quand monsieur Patinais...

GONTRAN.

Encore !...

BAPTISTE.

A proposé de coucher ici... Toute la bande, comme il disait...

GONTRAN.

Toute la bande ?

BAPTISTE.

Et que monsieur m'a fait leur installer des lits dans le salon et dans la salle à manger.

GONTRAN, qui continue sa toilette.

Comment ils sont là !

BAPTISTE.

Tous, oui monsieur, tous !... Il y a dans le salon Monsieur Gaston, monsieur Emile, mademoiselle Lucie... Dans la salle à manger Monsieur Charles, mademoiselle Cécité, monsieur...

GONTRAN.

Assez ! Assez !... Toute la bande !... Et qu'est-ce qu'ils font ?

BAPTISTE.

Ils dorment ! Faut-il les réveiller ?

GONTRAN.

Avise-t'en !... Mais c'est épouvantable cette situation !... Si ma belle-mère venait me chercher !... Car je suis en retard...

BAPTISTE, d'un air malin.

Ah ! Elle ne pourrait pas entrer !

GONTRAN.

Comment cela ?

BAPTISTE.

Monsieur Patinais s'est couché sur un tapis en travers de la porte.

GONTRAN.

Et tu l'as laissé faire ?...

BAPTISTE.

Je lui avais déjà fait une observation... et après sa réponse.

Montrant ses yeux.

Je n'ai pas osé. D'ailleurs ce n'est que lorsque vous-même, monsieur, m'avez ordonné d'installer les lits...

GONTRAN.

Moi ! Je t'ai ordonné !... C'est impossible !

BAPTISTE.

Il est vrai que monsieur était un peu...

GONTRAN.

Éméché... En effet !

BAPTISTE.

Monsieur pourrait dire chauve...

BAPTISTE.

Mais enfin, que comptent-ils faire ici ?...

BAPTISTE.

Déjeuner chez vous... Vous-même, monsieur, avez accepté cette proposition de...

GONTRAN.

De Patinais ?...

BAPTISTE.

Oui, monsieur !

GONTRAN.

Parbleu !... Toujours Patinais !... Aussi pourquoi m'a-t-on mis au collége à Henri IV, je ne l'aurais pas connu et tout cela ne serait pas arrivé... Baptiste, prends mon sac de voyage...

Baptiste le prend dans un placard.

Mets-y trois chemises, un gilet de flanelle, des mouchoirs, des cravates, tout ce que tu pourras y fourrer.

Il ouvre ses tiroirs, en tire des objets de toilette qu'il jette à Baptiste.

Empile... Empile... Je me sauve d'ici ; je vais m'installer à l'hôtel.

BAPTISTE.

Où cela, monsieur ?

GONTRAN.

Je ne le dirai à personne... Patinais n'aurait qu'à l'apprendre. Tu ne me verras que le jour de mon mariage à l'église.

Lui donnant de l'argent.

Voici de l'argent... Tu les feras manger et tu les mettras à la porte.

BAPTISTE, montrant ses yeux.

Si monsieur Patinais le veut bien !

GONTRAN, qui a fini sa toilette, mettant son chapeau et prenant le sac que Baptiste lui a préparé.

Moi, je cours chez ma belle-mère et de là à la mairie... puis à l'hôtel... à l'hôtel meublé... Tu diras à Patinais que je suis parti... à Constantinople comme reporter du Figaro...

On entend une voiture s'arrêter dans la rue.

Une voiture !

BAPTISTE, qui a regardé par la fenêtre.

Une grosse mère en descend.

GONTRAN.

Une grosse mère ?...

BAPTISTE.

Une vraie caricature !

GONTRAN, effrayé.

C'est ma belle-mère !... Elle vient me chercher !... Il ne faut pas que...

Midi sonne.

Parbleu ! Midi !... Adieu Baptiste !...

BAPTISTE.

Monsieur fera attention à monsieur Patinais qui est couché en travers de la porte.

GONTRAN.

Dussé-je lui passer sur le corps !

BAPTISTE.

Monsieur y sera bien forcé.

GONTRAN.

Misérable Patinais !

Il sort. On entend la porte qui se ferme, puis un immense bâillement à la cantonade, enfin ces cris : Gontran ! Gontran ! J'ai faim !

BAPTISTE.

Il était temps !...

 


Notes

[1] Vers 729 et 730 de Démocrite de Jean-François Regnard. (1700)

[2] Connaissance : Populairement, maîtresse, bonne amie. [L]

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