LE SOURD

QUATRIÈME PROVERBE.

M. DCC. LXVIII. Avec Approbation et Privilège du Roi.

de CARMONTELLE.

À Paris, chez MERLIN, Au bas de la Rue de Harpe, vis à vis de la rue Poupée.


Publié par Paul Fièvre © Théâtre classique - Version du texte du 31/08/2018 à 22:03:31.


PERSONNAGES

MONSIEUR DE L'ORME.

MADEMOISELLE DE L'ORME, fille de Monsieur de l'Orme.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

MONSIEUR DUMONT.

HENRIETTE, femme de chambre de Mademoiselle de l'Orme.

MONSIEUR RONSIN, notaire.

La scène est chez Monsieur d'Orville.

Dans PROVERBES DRAMATIQUES, Tome premier, Première partie, 1768.


LE POULET.

SCÈNE PREMIÈRE.
Monsieur de L'Orme, Mademoiselle.
de L'Orme.

MONSIEUR DE L'ORME.

Ah, ça ma fille, je n'ai point voulu vous parler de mariage jusqu'à présent ; mais vous verrez arriver aujourd'hui le fils de Monsieur Dumont, qui est un garçon sage, aimable que je vous destine ; il vient ici par le carrosse de Tours, préparez vous à le bien recevoir.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Mais mon père, je ne veux point me séparer de vous, et je n'ai point envie de me marier.

MONSIEUR DE L'ORME.

Vous ferez ravie de vous marier ? Je le crois bien. Je voudrais voir le contraire, quand c'est moi qui a arrangé cette affaire depuis plus de dix ans.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Je ne dis pas cela, mon père, je dis que rien ne presse, et que je veux rester avec vous.

MONSIEUR DE L'ORME.

Vous marier paraît doux ; parce que c'est ma volonté apparemment ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Mais mon père...

MONSIEUR DE L'ORME.

Hem ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Je ne dis pas cela.

MONSIEUR DE L'ORME.

Vous aimez cela ; mais voilà ce qu'une fille ne doit pas dire ; mais aujourd'hui je vous le passe. Il ne faut pourtant pas que Monsieur Dumont le sache ; mais il faut le bien recevoir.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Vous ne m'entendez pas.

MONSIEUR DE L'ORME.

Que je ne m'y attende pas ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Je vous dis, mon père, que je ne veux pas me marier si tôt.

MONSIEUR DE L'ORME.

Il faut vous marier au plutôt ? Hé bien, puis que vous êtes si pressée, je ne veux pas perdre de temps, je suis de votre avis ; je m'en vais chez mon Notaire faire dresser les articles, je ne veux pas que cela traîne ; peste ! Avec cet empressement là, on ne sait pas ce qu'il peut arriver.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Mais, mon père, écoutez donc mes raisons.

MONSIEUR DE L'ORME.

Oh, je le crois bien, que vous trouvez que j'ai raison. À la bonne heure ; c'est toujours bien fait de s'expliquer, on ne se querelle jamais que faute de s'entendre. Je n'ai plus que faire de vous recommander de bien recevoir Monsieur Dumont. Adieu, adieu, je reviendrai bientôt.

SCENE II.
Mademoiselle de L'ORME, Henriette.

HENRIETTE.

Hé bien, Mademoiselle ; avez-vous parlé à Monsieur votre père ? Est-il vrai que son Monsieur Dumont arrive aujourd'hui ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Il n'est que trop vrai.

HENRIETTE.

De quoi êtes-vous convenue avec lui ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

De rien ; je n'ai jamais pu m'en faire entendre.

HENRIETTE.

Cela est quelquefois commode d'avoir un père ou un mari sourd ; mais non pas dans ce moment-ci, où il n'y a pas de temps à perdre. Cependant il faut que vous sachiez une chose ; c'est que votre amant du couvent est ici.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Le Chevalier de Mirville ! Et comment cela ?

HENRIETTE.

Il a appris à Tours, que Monsieur Dumont mariait son fils à Paris, à la fille de Monsieur de l'Orme, il est parti sur le champ ; il veut vous parler, il croit que vous le trahissez et que vous consentez à ce mariage ; je l'ai vu, il va venir ici dans le moment.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Ah, qu'il s'en garde bien ! Mon père va rentrer : Henriette va plutôt le trouver, dis-lui bien...

HENRIETTE.

Ma foi, Mademoiselle, dites lui vous-même ; car le voilà.

SCÈNE III.
Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Henriette.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Oui, Mademoiselle ; c'est moi qui veut savoir de vous6même, si vous m'abandonnez, si vous m'avez assez peu aimé pour consentir aujourd'hui à en épouser un autre ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Ah, Chevalier, pouvez-vous avoir cette pensée ? Mais si vous m'aimez encore, à quoi m'exposez-vous par cette imprudence Mon père peut nous surprendre, fuyez promptement.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Ne craignez rien, il ne me connaît pas, et il me fera facile de le tromper : mais dites-moi donc quel est votre dessein et comment parer ce mariage odieux ? Il n'y a rien que je ne fasse pour le rompre si vous y consentez, et si vous m'aimez encore.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Ah, Chevalier, si je vous aime !... mais comment parvenir seulement à éloigner ce mariage ?

MONSIEUR DE MIRVILLE.

En ayant la fermeté de refuser celui qu'on vous propose.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Mais, si mon père veut absolument me forcer...

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Vous forcer ! Le peut-il ? Est-il maître de vous faire signer malgré vous ? Il vous mettra dans un couvent ; mais peut-il vous faire religieuse sans votre consentement ? Il est question du bonheur de votre vie, du mien, vous dites que vous m'aimez, et vous croyez que je souffrirai...

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Comment ?...

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Non, ne croyez pas que Dumont vous épouse tant que je vivrai.

HENRIETTE.

Mais, Mademoiselle, Monsieur le Chevalier a raison ; qui peut engager Monsieur votre père, à faire ce mariage ? Connaît-il seulement celui qu'on vous destine ? C'est le fils d'un de ses anciens amis ; mais il ne l'a jamais vu. On marie ses enfants, comme on vend son cheval ; on dit toujours que c'est la meilleure acquisition qu'on puisse proposer, et l'on ne cherche qu'à s'en défaire et à se tromper l'un l'autre.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Et l'on défunit deux coeurs, que le Ciel sembloit avoir formé, pour faire leur bonheur.

HENRIETTE.

J'entends quelqu'un. Ah, c'est Monsieur votre père, Mademoiselle !

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Soyez tranquille et laissez-moi faire.

SCÈNE IV.
Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Henriette.

MONSIEUR DE L'ORME embrassant Monsieur de Mirville.

Hé le voilà, ce cher enfant ! Embrasse-moi.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Monsieur. . . .

HENRIETTE.

D'où connaît-il donc le Chevalier, Mademoiselle ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Je n'en sais rien.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Monsieur, j'arrive dans l'instant de Versailles...

MONSIEUR DE L'ORME.

De Marseille ! Mais tu rêves. Ton père m'a écrit que tu n'étais jamais sorti de Tours.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Mon père ?

MONSIEUR DE L'ORME.

Par terre ? Ah, c'est que tu as voyagé par la Loire apparemment ; c'est une belle rivière. Hé bien, dis moi donc, pourquoi ne vient-il pas aussi le bonhomme Dumont ? Est-ce qu'il est toujours aussi indéterminé que de mon temps ? C'est insupportable !

HENRIETTE, à Monsieur de Mirville.

Il vous prend pour son gendre futur, profitez de la circonstance.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Il engage fort à le tromper, toujours.

MONSIEUR DE L'ORME.

Tu ne dis rien. Est-ce que tu n'es pas content de ma fille ? Quant à moi, je la trouverais bien dégoûtée si elle ne t'aimait pas déjà.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Monsieur, elle a trop d'appas...

MONSIEUR DE L'ORME.

Quand nous serons le Contrat ? Ah, voilà un empressement qui me plaît ; mais ce fera tout à l'heure, je viens de chez mon notaire qui doit se rendre ici, tout est arrangé.

SCÈNE V.
Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Monsieur Ronsin, Henriette, Un Laquais.

LE LAQUAIS.

Monsieur Ronsin.

MONSIEUR DE L'ORME.

Qu'est-ce que tu dis ? Approche ici.

LE LAQUAIS.

Monsieur Ronsin, Monsieur.

MONSIEUR DE L'ORME.

Ah, le voilà, Monsieur Ronsin ! Vous ne pouviez pas venir plus à propos. Asseyons nous. Tenez, voilà mon gendre.

MONSIEUR RONSIN.

Monsieur, Mademoiselle votre fille doit en être contente.

MONSIEUR DE L'ORME.

Combien il a de rente ? Voilà bien comme sont les gens d'affaires, ils n'estiment un homme que selon le revenu qu'il a ; pour moi celui-ci me plaît fort.

HENRIETTE, à Monsieur de Mirville.

Cet homme-ci est incorruptible, je vous en avertis, et je ne sais pas comment vous sortirez de ceci.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Ma foi, ni moi non plus. Nous verrons.

MONSIEUR RONSIN.

Monsieur, je n'ai pas mis vos qualités ; parce que je ne les savais pas. Il ne manque que cela au contrat.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Je vous les dicterai.

MONSIEUR DE L'ORME.

Qu'est-ce qu'il dit ?

MONSIEUR RONSIN.

Qu'il va me dicter ses qualités.

MONSIEUR DE L'ORME.

Que vous êtes entêté ? Il vous connaît bien.

MONSIEUR RONSIN.

Allons, Monsieur, quand il vous plaira.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Mettez, Germain de Monfort, Chevalier de Mirville.

MONSIEUR RONSIN.

Mais ce n'est pas ce nom là que Monsieur de l'Orme m'avait dit.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

C'est qu'il ne le savait pas.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Henriette, je tremble.

MONSIEUR DE L'ORME.

Qu'est-ce qu'il dit ?

MONSIEUR RONSIN.

Qu'il s'appelle Monfort de Mirville.

MONSIEUR DE L'ORME.

Mirtil, c'est un nom de Berger ; tant mieux, ce fera un mari constant, ma fille. Mais pourquoi Mirtil ?

MONSIEUR DE MIRVILLE.

C'est un nom de terre.

MONSIEUR DE L'ORME.

C'est le nom de ton père, je ne savais pas cela, moi ; pourquoi diable a-t-il deux noms ?

MONSIEUR RONSIN.

Vos qualités ?

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Capitaine de Grenadiers au Régiment de Forêt.

MONSIEUR RONSIN.

Fort bien.

MONSIEUR DE L'ORME.

Après ?

MONSIEUR RONSIN.

Capitaine de Grenadiers au Régiment de Forêt.

MONSIEUR DE L'ORME.

Maître particulier des Eaux et Forêts ; c'est une belle charge ; mais ton père ne m'avait pas mandé un mot de cette Charge. À la bonne heure...

MONSIEUR RONSIN.

Monsieur de l'Orme, je ne comprends rien à cela.

MONSIEUR DE L'ORME.

Vous entendez bien cela, et moi aussi.

MONSIEUR RONSIN.

Mais il n'y a pas un mot de tout ce que vous m'avez dit chez moi.

MONSIEUR DE L'ORME.

Je suis servi sur les deux toits ? Hé mais je le crois bien, je ne fais que de bonnes affaires, moi ; signons, signons.

MONSIEUR RONSIN.

Mais auparavant, songez à ce que vous allez faire, je ne vous conseille pas de signer.

MONSIEUR DE L'ORME.

Si mon gendre voudra signer ?

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Ah, Monsieur, je ne demande pas mieux, et rien ne peut m'arrêter.

MONSIEUR DE L'ORME.

Oui, oui, vous avez raison, il est vieux et ne fait que radoter ; signons, signons.

Ils signent tous.

MONSIEUR RONSIN.

Ma foi, comme vous voudrez, cela ne me fait rien du tout.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Monsieur Ronsin, il n'y a pas de votre faute, laissez les choses comme elles sont.

MONSIEUR RONSIN.

Moi, Monsieur, quand un acte est passé et signé, je ne peux rien y changer ; si tout cela vous rend heureux, Mademoiselle et vous, j'en serai charmé. Serviteur.

Il sort.

SCÈNE VI.
Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Henriette, Monsieur de Mirville.

MONSIEUR DE L'ORME.

Qu'est-ce qu'il vous a dit là ? Vous l'avez connu d'abord ; il est vrai qu'il est d'un entêtement à impatienter. Ah, il faut que je lui dise un mot.

Il va pour sortir et il revient.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Croyez-vous à présent que notre bonheur ne soit pas entièrement assuré ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Je n'ose encore m'en flatter. Mon père revient.

MONSIEUR DE L'ORME.

Oh, je lui parlerai demain. Oui, mes enfants, je ne veux pas vous quitter.

SCÈNE VII.
Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Henriette, Monsieur Dumont, Un Laquais.

LE LAQUAIS.

Monsieur Dumont, Monsieur.

MONSIEUR DE L'ORME.

Hé bien le voilà. Pourquoi crier si fort ? Il semble qu'il parle à un sourd.

À Monsieur Dumont.

Ah, Monsieur, qu'est-ce que vous voulez ?

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Ah, Chevalier !

HENRIETTE, à Monsieur Dumont.

Vous voyez que Monsieur de l'Orme n'aime pas qu'on crie en lui parlant.

MONSIEUR DE L'ORME.

Hé bien, parlez donc.

MONSIEUR DUMONT.

Monsieur, je n'ai pas l'honneur d'être connu de vous ; mais vous saurez qui je suis, quand vous aurez lu la lettre de mon père.

MONSIEUR DE L'ORME.

Une lettre d'affaire, nous verrons cela demain.

Il met la lettre dans sa poche.

MONSIEUR DUMONT.

Mais, Monsieur.

MONSIEUR DE L'ORME.

Vous voulez peut-être une réponse. Allons, allons. Mon gendre, vous voulez bien ?

MONSIEUR DUMONT.

Son gendre !

MONSIEUR DE L'ORME.

II lit.

Hum, hum, hum, ... Ah, le pauvre bonhomme ! Hum, hum... Fort bien, fort bien. C'est une lettre de votre père : mais pourquoi ne me l'avez-vous pas remise ? Ah, c'est que vous l'aviez oubliée, et vous l'avez envoyé chercher.

À Monsieur Dumont.

Allons, c'est bon, laissez-nous.

MONSIEUR DUMONT.

Comment, Monsieur, auriez vous pris mon nom pour ?...

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Non, Monsieur, et vous pouvez voir le contrat qui vient d'être signé ; j'aimais Mademoiselle et son père vient de me l'accorder.

MONSIEUR DUMONT.

J'entends, Monsieur, je serais fâché de troubler votre bonheur ; mais Monsieur de L'Orme a tort de venir me faire essuyer un affront ; oui, Monsieur de L'Orme.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Qu'est ce qu'il a donc ?

MONSIEUR DUMONT, criant.

Monsieur, je me nomme Dumont ?

MONSIEUR DE L'ORME.

Vous ?

MONSIEUR DUMONT, criant.

Oui, Monsieur, et il n'est pas honnête à vous de me faire venir ici pour me manquer de parole.

MONSIEUR DE L'ORME.

Comment ?

MONSIEUR DUMONT, criant.

Vous venez d'accorder Mademoiselle votre fille, à Monsieur.

MONSIEUR DE L'ORME.

Sans doute, est-ce que vous êtes son frère ?

MONSIEUR DUMONT, criant.

Non, Monsieur, mais il ne se nomme pas Dumont.

MONSIEUR DE L'ORME.

Je le sais bien.

MONSIEUR DUMONT, criant.

Et c'est moi qui venait pour l'épouser.

MONSIEUR DE L'ORME.

Et pour me quereller. Allons, allons ; laissez-nous. Va j'écrirai à ton père. Ah, parbleu, j'aurais eu là un joli gendre, moi qui aime la paix.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Monsieur, je ne savais pas que mon père vous choisirait quand j'ai aimé Monsieur le Chevalier, et lui-même n'a rien fait dont vous puissiez vous plaindre.

MONSIEUR DUMONT.

Je le crois, Mademoiselle, j'ai l'honneur de le connaître ; et en vous voyant, je sens tout ce que je perds ; mais rien ne me fera troubler une si belle union ; je suis seulement fâché que vous ayez pu le craindre un instant, et je me retire.

SCÈNE VIII.
Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Henriette.

MONSIEUR DE L'ORME.

Mais voyez un peu ce petit Monsieur là qui arrive de Tours pour me quereller. Est-ce ma faute à moi ? Que n'arrivait-il plutôt.

MADEMOISELLE DE L'ORME.

Ah, mon père !

MONSIEUR DE MIRVILLE.

Ah, Monsieur !

MONSIEUR DE L'ORME.

Demain nous éclaircirons tour cela.

MONSIEUR DE MIRVILLE.

J'espère que vous ferez content.

MONSIEUR DE L'ORME.

C'est attendre longtemps ? Vous êtes impatient : mais je vous le pardonne ; parce que vous m'avez débarrassé de ce petit Dumont qui ne me convenait point du tout ; mais laissons tout cela, et allons nous-en souper.

 


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