LA RÉSURRECTION DU SAUVEUR

FRAGMENT D'UN MYSTÈRE INÉDIT

PUBLIÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS AVEC UNE TRADUCTION EN REGARD

PAR ACHILLE JUBINAL

D'après le Manuscrit unique de la Bibliothèque du roi.

1834

PARIS, CHEZ TÉCHENER, PLACE DU LOUVRE, nº12 ; SILVESTRE, RUE DES BONS-ENFANTS, n°30.

DE L'IMPRIMERIE DE CRAPELET.


Texte établi par Paul FIEVRE, juillet 2020

Publié par Paul Fièvre © Théâtre classique - Version du texte du 01/10/2020 à 08:18:14.


Cette pièce n'a été tirée qu'à un très petit nombre d'exemplaires, dont dix sur papier de Hollande, dix sur papier de Chine, et dix sur papier de couleur.


AVIS [DU TRADUCTEUR].

Je crois devoir remercier publiquement M. Charles Magnin, conservateur au département des imprimés de la Bibliothèque Royale, d'avoir bien voulu me céder l'avantage d'être le premier à publier le Mystère de la Résurrection, en me permettant de déflorer un des sujets qu'il se propose d'analyser l'an prochain, dans un cours où il traitera de l'origine des théâtres étrangers, et accessoirement de celle du nôtre. Cet homme de lettres distingué apportera, nous en sommes certain, sur ce point assez obscur de notre histoire intellectuelle, d'aussi vives et aussi éclatantes lumières que son savant prédécesseur, M. Fauriel, en a jeté l'an dernier sur les origines des littératures étrangères, et sur celle de la nôtre en particulier. Voilà pourquoi nous n'essaierons même pas de résoudre plusieurs questions qu'on se posera naturellement à la lecture de notre fragment ; à savoir, par exemple, si l'espèce de prologue ou plutôt la description de mise en scène dont il offre le seul modèle connu jusqu'à présent était chose destinée à être récitée avant la représentation, ou si elle n'a été ajoutée à l'oeuvre dramatique que lors de sa transcription, et . , etc. préposées à la garde de nos richesses littéraires suivissent l'exemple de cet actif bibliothécaire, et dépouillassent feuille à feuille tous les manuscrits qu'elles sont à même de compulser ; ce serait le moyen de faire jouir le public d'oeuvres que nous croyons perdues, et qui ne sont peut-être qu'ensevelies au milieu d' autres recueils.


ACTEURS

LE RÉCITANT.

PILATE.

JOSEPH D'ARIMATHIE.

LONGIN.

CAÏPHE.

NICODÈME.

LÉVI.

QUELQU'UN REGARDANT SUR LE CHEMIN.

SOLDATS.

D'après la traduction d'Achille Jubinal (1834). Le découpage en acte et scène est de Paul Fièvre pour Théâtre Classique. Le texte en ancien français n'est pas reproduit.


LA RÉSURRECTION DU S...

[LE RÉCITANT].

Récitons de cette manière la sainte résurrection. D'abord, disposons les lieux et les demeures, à savoir : Premièrement le crucifix, et puis après le tombeau . Il devra aussi y avoir une geôle pour enfermer les prisonniers. L'enfer sera mis d'un côté et les maisons de l'autre, puis le ciel et les étoiles. Avant tout Pilate aura six ou sept chevaliers avec ses vassaux. Caïphe sera de l'autre côté, et avec lui la juiverie (la nation juive), puis Joseph d'Arimathie. Au quatrième lieu, on verra don Nicodème ; chacun aura les siens avec soi. Cinquièmement, les disciples seront là ; sixièmement les trois Maries. On aura également soin de représenter la ville de Galilée au milieu de la place. On fera aussi celle d'Emmaüs, où Jésus reçut l'hospitalité ; et une fois tout le monde assis, quand le silence régnera de tous côtés, don Joseph d'Arimathie viendra à Pilate, et lui dira :

Joseph, Pilate.

JOSEPH.

Que Dieu, qui sauva Moise et Aaron des mains du roi Pharaon, sauve Pilate, mon seigneur, et lui accorde des honneurs et des dignités !

PILATE.

Qu'Hercule, qui tua le dragon et détruisit le vieux Gérion, donne biens et honneur à celui qui me salue ainsi par attachement.

JOSEPH.

Sire Pilate, sois béni ! Que Dieu t'aide par sa grande vertu ; que par sa puissance il t'inspire de bonnes dispositions envers moi. Que Dieu tout-puissant m'accorde la grâce d'être écouté de toi favorablement.

PILATE.

Don Joseph, sois le bienvenu. Tu dois être bien reçu de moi ; tu n'as pas lieu de douter de mon accueil ; si tu le redoutes, c'est un enfantillage ; sache bien et dûment que je t'écouterai avec beaucoup de douceur.

JOSEPH.

Beau sire, ne vous fâchez point si je vous parle du fils de Marie, de celui qui est là pendu. Sachez très bien qu'il fut prud'homme. Il fut très bien auprès de dame Dieu ( Domini Dei ) ; or , vous et les Juifs l'avez mis à mort ; vous devez donc grandement craindre qu'il ne vous en vienne grand malheur.

PILATE.

Don Joseph d'Arimathie, je ne laisserai pas sans réponse ce que tu dis. Les Juifs, par leur grande haine, ont été coupables d'un grand crime ; j'y ai consenti de peur de perdre mon bailliage ; car ils m'eussent accusé à Rome, et j'en perdrais bientôt la vie.

JOSEPH.

Si tu reconnais ton méfait, crie merci à Jésus. Ainsi tu feras un bon traité ; nul ne lui crie miséricorde sans l'obtenir, même de ceux qui l'ont mis à mort. Mais je suis venu ici pour lui : donnez-moi seulement son corps ; je vous en supplie, accordez-le moi. J'en ferai ce que j'en dois faire.

PILATE.

Bel ami, qu'en voulez -vous faire ? Pensez-vous le rendre à la vie ? Il a éprouvé de bien fortes angoisses ; croyez-vous qu'il puisse revivre ?

JOSEPH.

Certes, beau sire Pilate, je n'en crois rien (cependant il ressuscitera tout entier) ; mais afin de me conformer à notre usage, je veux l'ensevelir par amour de Dieu.

PILATE.

Est-il donc tout-à-fait sans vie ?

JOSEPH.

Oui, beau sire ; n'en doutez pas.

PILATE.

Nous saurons cela par nos sergents.

JOSEPH.

Appelez-les ; voyez-en là tant.

PILATE.

Sergents, levez-vous promptement. Allez tôt où pend le condamné ; allez savoir si ce crucifié vit encore ou non.

- Alors deux des sergents s'en allèrent, portant des lances avec soi à la main. Ayant rencontré Longin l'aveugle, ils lui dirent : -

Les mêmes, Soldats, Longin.

UN DES SOLDATS.

Longin, frère, veux-tu gagner de l'argent ?

LONGIN.

Certainement, beau sire ; n'en doutez pas.

LONGIN.

J'irai très volontiers avec vous, car j'ai grand besoin de gagner de l'argent. Je suis pauvre ; je n'ai pas de quoi dépenser. Je demande assez cependant, mais cela ne me réussit pas.

- Quand ils vinrent devant la croix, ils lui mirent une lance au poing. -

UN DES SOLDATS.

Prends cette lance en ta main. Frappe bien dans le corps, et ne l'y fais pas entrer en vain. Laisse-la couler jusqu'au poumon. Ainsi nous saurons s'il est mort ou non.

- Longin prit la lance, et frappa Jésus au coeur. Il en sortit du sang et de l'eau qui lui coulèrent sur les mains, et lui mouillèrent la face ; et quand il porta les doigts à ses yeux, qui ne lui avaient jamais fait voir que des ténèbres, il dit :

LONGIN.

Ah ! Jésus ! Ah ! Beau sire ! En vérité, je ne sais comment m'exprimer, mais tu me parais être un bon médecin quand tu changes ta colère en miséricorde. J'ai servi la mort contre toi, et tu m'accordes un aussi grand bienfait que celui de me rendre les yeux dont j'étais privé avant. Ah ! Je me convertis à vous ; je vous crie merci.

- Là-dessus il s'agenouille en pleurant, et dit tout doucement une oraison. Les chevaliers retournèrent vers Pilate, et lui parlèrent de la sorte :

UN DES SOLDATS.

Beau sire Prince, soyez certain que Jésus est mort ; nous l'avons vu faire un grand miracle. Beau compagnon, ne le vis-tu ?

UN AUTRE SOLDAT.

Nous le vîmes tous les deux.

PILATE.

Silence, sots ; taisez-vous.

Don Joseph, vous m'avez bien servi. Prenez le corps de Jésus ; je vous l'accorde.   [ 1 Pilate se tourna alors vers Joseph, et le combla de joie en lui parlant ainsi :]

JOSEPH.

Sire, votre bonté me fait grand plaisir. C'est une douce récompenses de mes services.

Quand Joseph se fut retiré, et qu'il fut allé vers Nicodème, Pilate, parla aux sergents. Il dit à l'un d'eux, qu'il appela :

Pilate, Joseph, soldats.

PILATE.

Holà, vassal ; écoute ici. Quel miracle vis-tu là-bas ? Dis-moi promptement comment tu avisas ce sur quoi je lui ai ordonné le silence tout à l'heure.

LE SOLDAT.

Quand Longin l'aveugle eut frappé de sa lance le côté de ce pendu, il prit du sang et le mit à ses yeux. Ce fut tant mieux pour lui, car avant il était aveugle, et dès ce moment il vit. Il n'y a rien d'étonnant qu'il croie en lui.

PILATE.

Paix, vassal ! Ne dis cela à personne ; c'est une erreur, n'en crois rien. J'ordonne que l'on s'empare de Longin, et qu'on le détienne de ce pas. Allez vite, mettez-le en prison ; que je ne le voie pas prêcher son sermon.

Il s'en allèrent donc à Longin, là où il fut, tête baissée.

UN SOLDAT.

Hé, camarade, hé ! Tu vas venir en prison ; nous allons te donner un mauvais logement aujourd'hui. Il n'est pas vrai que tu vis quelque chose. C'est un mensonge, nous le savons bien ; parce que tu crois en un pendu, tu dis qu'il t'a rendu la lumière.

LONGIN.

Il m'a rendu les yeux, je vous le jure, et j'ai pleine foi en lui. Oui, je crois en lui ; il n'y a rien autre chose en cela, car il est seigneur et roi du ciel.

UN AUTRE SOLDAT.

Vous avez tenu tout à l'heure de mauvais discours ; maintenant c'est pis encore ; pour cela vous serez mis en prison. Venez ; avant tout vous y irez.

LONGIN.

Soit ! Cela me réjouit et me comble d'aise.

Quand il furent arrivés à la geôle, ils lui parlèrent ainsi :

UN SOLDAT.

Entre là-dedans. Tu n'en sortiras que pour perdre tout ce que tu as, c'est-à-dire les membres et la vie, à moins que tu ne renies le fils de Marie.

LONGIN.

Le fils de Marie est roi et seigneur. Je le crois et je veux le dire. Je lui recommande ma vie, et je prends peu de souci de ce que vous me dites.

Durant cela, Joseph le prud'homme s'était rendu près de Nicodème.

JOSEPH.

Don Nicodème, venez avec moi. Allons dépendre notre Seigneur ; ne lui refusons pas ce service. Quand il serait mort tout entier, il ne nous en secourra pas moins. - Prenez des tenailles et un marteau pour arracher les clous. Quiconque aura honoré Jésus, Jésus le lui rendra, soyez-en sûr ; c'est pourquoi, bel ami, dépêchons. Faisons-lui, si tu veux, tant d'honneur, que nous fassions poser son corps honorablement dans un cercueil.

NICODÈME.

Sire Joseph, je sais bien que le Seigneur qui est là pendu fut vraiment un prophète et un saint homme, rempli de Dieu et très vertueux. Il me le fit bien connaître quand je vins à lui pour m'instruire. Et cependant, je n'ose me risquer à aller le dépendre avec vous, malgré le désir que j'ai de lui rendre service. Mais je crains tant la justice, que je n'ose le faire en aucune façon ; je préfère aller avec vous trouver Pilate, j'en tendrai la permission de sa bouche, et alors j'agirai plus sûrement.

JOSEPH.

Hé bien, venez ; je vous mènerai à lui.

- Tous deux s'en vont donc à Pilate, accompagnés de deux valets portant, l'un des outils, l'autre la boîte qui renferme les parfums pour l'embaumement. -

JOSEPH.

Sire, j'ai besoin d'être aidé par un compagnon, et je ne puis en avoir un sans vous. Dites à celui-ci qu'il se rassure, et vienne avec moi sans crainte.

PILATE.

Vous pouvez y aller, bel ami. Rien est le pis que vous ayez à craindre. Allez avec hardiesse en avant ; je vous servirai partout de garantie.

- Quand ils vinrent devant la croix, Joseph à haute voix : -

JOSEPH.

Ah ! Jésus, fils de Marie, vierge sainte et miséricordieuse, Judas a fait une grande trahison et une grande folie lorsqu'il te vendit par avarice à ceux qui n'ont pour toi que de la haine !

NICODÈME.

Son âme en est périe, puisqu'il s'est ôté lui-même l'existence. Les Juifs aussi, ces mauvais qui sont mes parents, peuvent déplorer leur conduite. Ils sont plus à plaindre que d'autres ; cela est aussi vrai que ce que tu dis n'est pas un mensonge.

- Nicodème prit les outils, et Joseph lui parla ainsi :

JOSEPH.

Prenez les pieds d'abord.

NICODÈME.

Volontiers, Sire, et doucement.

JOSEPH.

Montez aux mains ; ôtez les clous.

NICODÈME.

Sire, je les ôterai volontiers tous les deux.

- Quand Nicomère l'eut exécuté, il dit à Joseph, qui a saisi son corps :

Prenez-le doucement entre vos bras.

JOSEPH.

Apprenez que c'est ce que je fais.

Ils descendirent alors le corps en bas, et Joesph dit à son vassal :

Baillez-mois maintenant l'onguent ; je lui oindrai tout le corps.

- Pendant qu'on lui baille l'onguent, Nicomède dit tout haut.

NICODÈME.

Ah ! Dieu tout-puissant ! Le ciel, la terre, l'eau et le vent vous obéissent, et également toutes les autres choses, excepté seulement en ce monde les mauvaises gens qui ont traîné Jésus au supplice, et l'ont mis à mort sans jugement. Un jour la vengeance viendra ; mais tu es un seigneur très patient. Accorde-nous la grâce d'inhumer dignement ce saint corps.

- Quand ils eurent oint le corps, ils le mirent sur le cercueil. -

NICODÈME.

Sire Joseph, vous êtes l'aîné ; prenez la tête, je prends les pieds ; allons promptement ensevelir Jésus. Avez-vous vu où nous pouvons l'inhumer ?

JOSEPH.

J'ai un très beau cercueil fait d'une pierre tout neuf ; allons-y sur-le-champ. Nous l'ensevelirons là.

- Quand il fut enterré et la pierre mise, Caïphe, qui est levé parle de la sorte : -

CAÏPHE.

Sire Pilate, écoutez mon avis ; j'aurais grand tort si je vous le celais. Le traître Jésus, ce trompeur qui fut pendu là comme un larron, avait l'audace de dire en son vivant (ainsi agissent la plupart des imposteurs), qu'il ressusciterait le troisième jour ; mais celui-là est bien fou qui ajoute foi à cela. Faites garder aujourd'hui la sépulture, afin que ses partisans ne viennent pas enlever son corps ; car ils iraient prêcher en tous lieux et crier par tout le pays qu'il est vivant et ressuscité. Ainsi, on induira les faibles en erreur. S'il en est ainsi, ce sera pis encore.

PILATE.

Vous avez raison, ce me semble.

Là-dessus un des sergents se leva, et parla ainsi à Pilate :

UN CERTAIN SOLDAT.

Si l'on veut m'en donner le soin, je garderai la sépulture, et s'il arrive par hasard, pendant que j'y serai, qu'un de ses amis vienne pour l'enlever, il ne retournera pas sans se douloir ; car il n'y aura pas de membre que je ne lui frappe, ni un coin de sa peau que je ne lui ensanglante prestement.

- Trois des autres soldats se levèrent, et parlèrent ainsi au premier :

UN AUTRE SOLDAT.

Beau compagnon, nous nous en irons avec vous, et nous garderons le sépulcre. Nul ne viendra que nous ne l'y prenions ; nul ne l'enlèvera que nous ne le sachions.

UN TROISIÈME.

Allons-y tout de suite hardiment, et gardons bien le tombeau. Si quelqu'un vient pour l'enlever, nous lui ferons avoir grand' peur.

UN QUATRIÈME.

Par la foi que je dois à Pilate, si quelqu'un vient pour faire une supercherie, je lui donnerai une telle quinzaine de coups, que du premier il tournera l'oeil.

PILATE.

Ce que vous jurez vous l'exécuterez. Si un homme est assez hardi pour venir ici après le soleil couché, épier et examiner s'il peut vous enlever le corps, et qu'il avoue qu'il est venu pour cela, jurez-moi ici, à cette place, que quelqu'il soit, petit ou grand, à moins qu'il n'en ait la permission des princes, vous le prendrez au milieu de vous. Quand il sera pris vous nous l'amènerez. Jurez de tenir loyalement cette promesse. Où est le livre ? Qu'on l'apporte.

Lévi, Caïphe, Pilate, soldats.

- Vient un prêtre appelé Lévi ; il apporte le livre de la loi de Moïse.

LÉVI.

Voici la loi qu'écrivit Moïse, telle que Dieu même la lui dicta. Elle comprend les dix commandements. Que celui qui veut se parjurer garde le silence.

CAÏPHE.

Allons ; jurez tous sur cet écrit de tenir tout ce que je vous ai dit.

UN AUTRE.

Par la grande vertu de cette loi, j'observerai ce que mon camarade vient de dire.

CAÏPHE.

Pour ma part je saurai bien me conformer à cela aussi, moi, et je vous accompagnerai. Je vous montrerai ce que vous avez à faire. Consentez-vous à cela, Sire ?

PILATE.

Volontiers, sire Caïphe.

- Comme ils s'en allaient au tombeau, quelqu'un les interrogea pendant la route.

QUELQU'UN REGARDANT SUR LE CHEMIN.

Où allez-vous en si grande hâte ?

UN DES SOLDATS.

Nous allons garder la sépulture de Jésus qui est enseveli, et qui a dit qu'il ressusciterait le troisième jour, Pilate nous l'a commandé.   [ Je crois devoir faire remarquer en finissant que j'ai respecté mon modèle jusque dans ses écarts. Le lecteur a dû s'en apercevoir à quelques rimes manquées.]

Les mêmes ; Un autre soldat prend la parole.

UN AUTRE SOLDAT.

Cela est la vérité, sachez-le. Voici le grand-prêtre Caïphe qui vient avec nous de ce pas, et qui nous commandera. Nous suive qui voudra.

- Quand Caïphe les eut menés au tombeau, il éleva la voix, et leur fit ces recommandations :

CAÏPHE.

À présent, vous voici au tombeau. Gardez-le avec la plus grande exactitude. Si vous dormez et qu'on enlève Jésus, nous ne serons jamais bons amis.

FIN DE LA TRADUCTION.

 


Notes

[1] Pilate se tourna alors vers Joseph, et le combla de joie en lui parlant ainsi :

[2] LA SUITE DU MYSTÈRE NE NOUS EST PAS PARVENUE.

[3] Je crois devoir faire remarquer en finissant que j'ai respecté mon modèle jusque dans ses écarts. Le lecteur a dû s'en apercevoir à quelques rimes manquées.

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