******************************************************** DC.Title = CHRISTOPHE COLOMB, SCÈNE LYRIQUE DC.Author = LUCAS, Hippolyte DC.Creator = FIEVRE, Paul DC.Publisher = FIEVRE, Paul DC.Subject = Scène lyrique DC.Subject.Classification = 842 DC.Description = Edition du texte cité en titre DC.Publisher = FIEVRE, Paul DC.Contributor = DC.Date.Issued content = DC.Date.Created = DC.Date.Modified = Version du texte du 25/04/2024 à 11:45:05. DC.Coverage = Bahamas DC.Type = text DC.Format = text/txt DC.Identifier = http://www.theatre-classique.fr/pages/documents/LUCAS_CHRISTOPHECOLOMB.xml DC.Source = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5734491z DC.Source.cote = BnF LLA 4-YTH-817 DC.Language scheme = UTF-8 content=fr DC.Rights = Théâtre Classique, (creative commons CC BY-NC-ND) *************************************************************** CHRISTOPHE COLOMB SCÈNE LYRIQUE. Musique de M. G. DONIZETTI Parole de M. HIPPOLYTE LUCAS. PARIS. - IMPRIMERIE DONDEY-DUPRÉ, rue Saint-Loui, 46, au Marais. PERSONNAGES CHOEUR DES MATELOTS. CHRISTOPHE COLOMB. La scène est sur un vaisseau. CHRISTOPHE COLOMB Les matelots se plaignent de Colomb et éclatent en injures contre lui. LE CHOEUR DES MATELOTS. Au ciel dans l'étenduePartout l'eau confondue : L'espace est là, partout : Notre force est à bout.Poursuive de voyage Impie, audacieux,C'est en bravant les cieuxCourir vers un naufrage !...La sort de son courrouxNous presse et nous accable : La faim est inexorableRugit autour de nous;Arrête donc, arrête !Ou la vengeance est prête :La fer est sur ma tête... La main des matelotsTe plonge au sein des flots ! Colomb se montre au milieu des matelots. COLOMB. Quel est donc ce délire ?Qui parle de moi ?Quel bruit ! Que veulent dire Ces cris, cet effroi.N'êtes vous plus ceux-là mêmesQu'unirent des serments suprêmesÀ Colomb, à son sort, à sa loi ?Braver la mort et conquérir la gloire, C'étaient vos voeux... en perdez vous la mémoire ?Voulez vous violer votre foi ?Où donc est la courage, où donc est l'espérance ?Quand l'aurore renaîtra,Je vous en fais serment... Oui, j'en ai l'assurance, La terre désirée à nos yeux paraîtra !...Si vous perdez confianceSi votre rage aveugle étouffe un grand desseinSous des craintes infâmes...Si l'honneur, le devoir se taisent dans vos âmes, Frappez, ô malheureux ! Frappez, voilà mon sein !Frappez donc, et la natureParlera dans ma blessureDe ce sang la source pureVous dire, fumant encor : Troupe vile, ainsi flétriePrès d'atteindre ton trésor.Oh ! Non, non, l'Europe entièreVous contemple, en vous espère ! Découvrez une autre terre, L'avenir vous chantera ! LE CHOEUR. Que dit-il ? Oui, vers la terre,Oui, Colomb nous conduira ! Les matelots se retirent. COLOMB. Ô jour fatal ou prospère,Qui de tes feux prochains Doit éclaire ma gloire ou ma misère,Oh ! Lève, lève-toi... Je t'invoque et te crains !Belle Italie, ô sol de gloire !Pour vivre un jour dans ta mémoire,Pour prendre rang dans ton histoire, Je cours dompter les vents, les mers.Mais l'Espagnol pourra se dire :Il était né dans ton empire,Belle Italie, et ton sourirePaiera les maux que j'ai soufferts ! LE CHOEUR. Gloire au magnanime,Au grand Colomb !Savant profond,Héros sublime !La terre est là... Amis, la voilà ! Colomb se précipite vers le fond du navire pour voir la terre, puis se met à genoux, pénétré d'une profonds reconnaissance pour le ciel : il y reste jusqu'à l'allegro. LE CHOEUR. Vive de beau génie,Dont la science unieAu courage éprouvéOse braver l'onde Pour découvrir un mondePar lui rêvé ! Colomb se lève comme inspiré. COLOMB. Dieu m'a sauvé !...Le premier j'osai sur l'ondeM'élancer au bout du monde... Sur le flot qui passe et grondeMon sillon demeurera.Ah ! Le ciel me récompense,Il comble mon espérance...Jour heureux, noble existence, L'univers vous enviera ! LE CHOEUR. Jour heureux, noble existence,L'univers vous enviera ! COLOMB, étendant la main. Compagnons, le terre est là !...La premier, j'osai sur l'onde M'élancer au bout du monde...Sur le flot qui passe et grondeMon sillon demeurera.Ah ! Le ciel me récompense !Le comble mon espérance... Jours heureux, noble existence,L'univers nous enviera. ==================================================