L'AMANT RIDICULE

COMDIE REPRSENTE DANS LE BALLET DU ROI

M. DC. LV. Avec Privilge du Roi.

PARIS, Chez Guillaume de Luynes, au Palais, sous la monte des Aides.

Reprsente pour la premire fois en 4 fvrier 1653 au Chteau du Louvre.


publi par Paul FIEVRE, Mars 2014

© Thtre classique - Version du texte du 30/11/2022 23:24:09.


ACTEURS

LANDRE, amoureux d'Isabelle.

ALONCE, cousin de Landre.

ISABELLE, amoureuse de Landre.

LAURE, suivante d'Isabelle.

Ce texte est conforme la transcription de H. Carrington Lancaster in "Five french Farces 1655-1696?, a critical edition" 1937, pp. 23-33, et elle-mme labore partir d'un micro-film de l'exemplaire de la Bibliothque de l'Arsenal [8-BL. 12644.


ACTE I

SCNE I.
Landre Isabelle.

LANDRE.

Quoi divine Isabelle on a donc rsolu  [ 2 H.C. Lancaster indique que la comdie de Boirobert "La Belle plaideuse" (1653) commence par une scne identique entre deux amoureux.]  [ 1 H.C. Lancaster rapproche ce texte de la comdie de Thomas Corneille "Don Bertrand de Cigarral" (1651)]

De vous donner Alonce, et vous l'avez voulu ?

Il est vrai qu'au mpris de tout ce que nous sommes,

Le sort vous abandonne au plus brutal des hommes.

ISABELLE.

5   Landre, mon tuteur me choisit un poux.

Si j'tais toute moi, je serais toute vous.

D'un ridicule amant, il souffre les visites,

Et prfre ses bines vos rares mrites.

Laure qui le gouverne et prend toutes mains,

10   En flattant son espoir seconde ses desseins.

Elle le favorise cause qu'il lui donne.

La voici, je l'entends, de crainte je frissonne.

SCNE II.
Landre, Isabelle, Lavre.

LAURE.

Isabelle, rentrez, que faites vous l-bas ?

Quoi ! Suivre ce blondin en tous lieux pas pas ?  [ 3 Blondin : qui a les cheveux blonds, ou une perruque blonde. "Les coquettes aiment fort les blondins, ce sont de vrais sducteurs de femmes." Molire [F]]

15   Quoi ! L'attendre la rue aprs tant de dfenses ?

Par ma foi vous prenez de trop grandes licences.

ISABELLE.

Hlas ! Ce n'tait rien que pour prendre le frais

Que je suis descendue.

LAURE.

Et pour le voir de prs,

Ce mignon, ce poudr, ce diseur de fleurettes.

20   Ne vous lassez vous point d'entendre ses sornettes ?

La langue tout le jour lui va comme un traquet.

LANDRE.

He quoi Laure ?

LAURE.

Il aurait un peu moins de caquet,

Qu'il tait court d'esprit ainsi que de monnaie.

Qu'il prouve avec ceux-ci, s'il veut que l'on le croie.

LANDRE.

25   Laure, qu'entends-je ici ? Je suis tout interdit.

LAURE.

Landre c'est assez, on vous l'a dj dit,

De vos beaux entretiens nous sommes si berces,

Qu'enfin pour dire tout nous en sommes lasses.

Ma foi si vous aimiez ainsi qu'il faut aimer

30   Une fille bine ne et qu'on doit estimer,

Vous nous en donneriez des preuves plus solides.

Toujours le coeur en feu, toujours les yeux humides,

Se pmer toute heure en amoureux transi,

Apprenez que chez nous on ne vit point ainsi,

35   Et qu'on ne gagne pas ainsi vos bonnes grces,

Par des propos niais et de sottes grimaces.

Rentrez dans le logis, ce n'est pas votre fait.

LANDRE.

Laure, ma chre Laure, Que t'ai-je fait ?

H quoi ma chre amie ! Au lieu de me dfendre,

40   Toi de qui j'attendais une amiti si tendre,

Quand tu vois qu'on m'insulte, et qu'on rit de ma foi,

Tu secondes l'outrage, et parles contre moi.

Tu ne peux opposer que mon peu de fortune,

mon ardente amour qui se rend opportune,

45   Et tu sais que je dois de mon oncle hriter.

LAURE.

C'tait par l Monsieur qu'il fallait dbuter.

Vous auriez eu sans doute une belle audience ;

Mais dans vos compliments on perdait patience.

Faites parler votre oncle, et puis on se taira.

50   Nous savons qu'il est riche.

LANDRE.

  Oui Laure, il parlera.

Prends de mon amiti ce petit gage,

Quand j'aurai plus de biens je ferai davantage.

LAURE.

Quoi j'en aurai encore ?

LANDRE.

Oui, oui, cela t'est hoc.  [ 4 Hoc : On dit proverbialement Cela m'est hoc, pour dire, je suis assur de gagner ce procs, d'avoir cette succession, de faire mon coup. [F]]

LAURE.

Ce que je vous disais n'est pas de mon estoc.  [ 5 Estoc : Signifie aussi le fer, la pointe d'un arme. C'tait autrefois une pe longue et troite qui ne servait qu' percer. [F]]

55   Monsieur je ne suis ni sotte ni bte.

Je vous crois libral, je vous crois fort honnte,

Mais notre matre enfin vous croit gueux comme un rat,  [ 6 Gueux : Indigent, qui est rduit mendier. [FC]]

Et j'ai dpit de voir qu'il vous prfre un fat,

cause qu'il est riche.

LANDRE.

Dieux ! Quelle injustice,

60   De faire de ce veau d'or un si grand sacrifice !

Ce fat est mon parent, et comme il ne sait pas

Que mon coeur d'Isabelle adore les appas,  [ 7 Appas : Se dit en choses morales de ce qui sert attraper les hommes, les attirer, les inviter faire quelque chose. Plus prcisment ici, les appas sont les qualits attirantes d'une femme.]

Il m'a voulu dj, mener deux fois chez elle.

LAURE.

Prenez l'occasion, elle s'offre assez belle.

65   Le voici, parlez-lui.

LANDRE.

  Laure sparons-nous.

LAURE.

Landre l'avenir je parlerai pour vous.

Si vous l'accompagnez vous oirez des merveilles.

SCNE III.
Alonce, Landre, Isabelle, Laure.

ALONCE.

J'ai les yeux tout battis aprs deux longues veilles,

ERt crains de na pouvoir avec ces yeux hagards,

70   Devant mon Isabelle adoucir mes regards.

D'o sors-tu chre Laure, et que fait ta matresse ?

Ne la verrons nous point cette aimable tigresse ?

Son tuteur est-il l ?

LAURE.

Non ; mais il va venir.

ALONCE.

Tu crois qu'en l'attendant je puis l'entretenir ?

75   Bon, voici, mon cousin, je le trouve avec joie.

Il faut qu'il m'accompagne, et qu'Isabelle voie

Que nos pauvres parents ne sont pas des coquins,

Que nous ne sommes pas de race de faquins.

Bonjour mon cher cousin, vous m'avez fait promesse,

80   De venir avec moi visiter ma matresse,

Je vous y veux mener, n'y consentez vous pas ?

LANDRE.

Je veux ce qu'il vous plat.

ALONCE.

Allons-y de ce pas.

LANDRE.

Amour guide mes pas, et sois moi favorable.

Flatte de quelque espoir un amant misrable.

LAURE.

85   La voil sur la porte.

ALONCE.

  Approchez mon cousin,

Voici l'astre fatal qui fait notre destin.

Je vous mne un parent adorable Isabelle,

Souffrez qu'il vous salue. Et bien, est-elle belle ?

Il est un peu honteux devant tant de beauts,

90   Il ne fait qu'arriver des universits.

ISABELLE.

Il faut que son esprit sa mine rponde.

ALONCE.

C'est un jeune homme encore qui sait fort peu son monde ;

Mais nous le stylerons avant qu'il soit six mois,

Il est en bonne cole, il me voit quelquefois.

LANDRE.

95   pargnez mon cousin un peu ma modestie.

ALONCE.

Vous voyez sa pudeur dans cette rpartie.

Courage mon cousin, je vais vous seconder.

O l'on sens que l'on plat il faut tout hasarder,

Vous dut-il chapper enfin quelque sottise.

ISABELLE.

100   Il n'aura pas encore engag sa franchise.

Aime-t-il ?

LANDRE.

Oui Madame, une rare beaut

Qui ne vous cde en rien.

ALONCE.

Je m'en tais dout.

Pardonnez-lui, Madame, il vous rompt en visire.

ISABELLE.

Mais il peut dire vrai.

ALONCE.

La sottise est grossire.

105   Ma foi les jeunes gens vont par les Maisons,

Sont digne de piti, ce sont de francs oisons.

Il a lu dans Balzac, il a lu dans Voiture,  [ 9 Balzac, Louis-Guez de (1597-1654) : crivain franais originaire d'Angoulme, surnomm le restaurateur de la langue franaise. Ses oeuvres les plus connues sont ses lettres.]  [ 8 Voiture, Vincent (1597-1648) : Pote prcieux connu, entre autres, pour ses sonnets et ses lettres. ]

Voyez comme l'oison se sert de sa lecture !

LANDRE.

Le monde est un beau livre o je m'instruirai mieux  [ 10 Voir Molire "L'Ecole des Maris", Acte I, sc. 2, ARISTE vers 191-192 : "Et l'cole du monde, en l'air dont il faut vivre Instruit mieux, mon gr, que ne fait aucun livre." [H.C. Lancaster]]

110   Que dans tous les auteurs.

ISABELLE.

  On ne peut dire mieux.

ALONCE.

Bon, pousse, tu lui plais Cousin, et c'est me plaire

Que de la rjouir ; tu comprends ce mystre.

Dis pour la divertir si tu te figurais

L'objet aim prsent, ce que tu lui dirais.

115   Il faut embarrasser cette jeune cervelle.

LANDRE.

Je dirais beaut belle comme Isabelle...

ALONCE.

Fi des comparaisons !  [ 11 Fi : Particule qui sert faire une exclamation pour tmoigner le mpris, la haine, l'aversion qu'on a pour quelque personne ou quelque chose. [F]]

ISABELLE.

Ce sont discours en l'air.

coutons je vous prie, et laissons le parler.

LANDRE.

Beaut, qui d'Isabelle tes la vive image,

120   Souffrez que je vous rende un vritable hommage.

Quoi qu'un riche vous serve, et que je sois sans biens,

Souffrez malgr le sort, vos parents et les miens,

Que je brise avec vous toutes sortes d'obstacles,

Pour peu que vous m'aidiez, je ferai des miracles.

125   Vous ne rpondez point ; mais je lis dans vos yeux,

Mon bonheur qui m'gale la gloire de Dieux.

ALONCE.

Mais beau cousin, que vois-je ? O tend votre harangue ?  [ 12 Harangue : Discours qu'un orateur fait en public. Se dit aussi ne mauvaise part, des discours trop longs, frquents et ennuyeux, ou de ceux qui contiennent quelque rprimande, quelque reproche. [F]]

Votre prunelle joue ainsi que votre langue,

Et je ne me trompe, en faisant le transi

130   Madame vous rpond de la prunelle aussi.

LANDRE.

Vous voulez que je feigne, et je ne sais pas feindre.

On ne sait ce qu'on dit quand on veut se contraindre.

ALONCE.

Ah Cousin ! Vous parliez d'un ton bien languissant.

Ne me joueriez vous point en faisant l'innocent ?

LANDRE.

135   Jugez mieux du respect qu'on doit vos mrites.

Par lui seul cher cousin je rgle mes visites,

Aux lieux o on me mne.

ALONCE.

Il n'est pas mal sorti.

De son discours, Madame, il a bien reparti.

ISABELLE.

Tel parent fait honneur, il faut que je l'avoue.

140   Puisque vous le louez, souffrez que je le loue.

ALONCE.

Ne le louez pas tant, car il est un peu vain.

Il faut de tels galants tenir le bride en main.

Comme il a fort bon coeur, il a l'me assez grande.

LAURE.

Madame une voisine est l qui vous demande.

ISABELLE.

145   Adieu Messieurs.

ALONCE.

  Adieu tissu de mille appas.

Mon cousin suivez-moi, ne vous loignez pas.

Laure entretenons nous si tu n'as rien faire.

Ton esprit a sans doute un charme pour me plaire.

Il est jolie, je t'aime, et tu me rjouis.

150   Comme tu m'as servi, tiens voil vingt louis ;

Mais condition que prs mon Isabelle;

Tu me continueras ton ton service fidle.

Mon cousin demeurez, tenez vous l'cart.

LANDRE.

Bien Monsieur.

ALONCE.

De mes biens je te veux faire part,

155   Laure, dessus le coeur j'ai toujours quelque chose,

Dont tu peux aisment t'imaginer le cause.

Hier tu vis l'entretien que j'eus avec Damis.

LAURE.

Il ne parut pas trop tre de vos amis.

Et j'eus peine souffrir sa brusque rpartie.

ALONCE.

160   Le respect me la fit endurer en partie.

Que t'en dis Isabelle en se dshabillant ?

LAURE.

Elle ne vous crut pas un homme fort vaillant.

ALONCE.

Je n'avais point d'pe.

LAURE.

Il fallait faire rage.

Repartir vertement en homme de courage,

165   Jurer d'un ton de brave, et se faire tenir.

ALONCE.

Je fus trop modr, tu m'en fais souvenir,

Mais je jurai pourtant.

LAURE.

Enfin notre matresse

Si je ne suis trompe, a vu votre faiblesse.

Elle aimes les vaillants.

ALONCE.

Ce Damis est hardi,

170   Mais j'tais en son ge encore plus tourdi ;

Et tu crois qu'Isabelle a cru que j'tais lche ?

LAURE.

Oui.

ALONCE.

Parbleu ce Damis aura sa moustache.

Nous savons comme il faut et morguer et braver.

J'ai du coeur, je me sens, tche de le prouver.

LAURE.

175   Je vous ferai passer pour brave toute outrance :

Adieu.

SCNE IV.
Alonce, Landre.

ALONCE.

Que diable ici m'engage la vaillance,

Quand je me sens poltron. Cousin, cousin, un mot ;

Laure a dit qu'hier au soir je passai pour un sot.

LANDRE.

Ah ! C'est ce que de vous on aurait peine croire.

ALONCE.

180   Tu peux peu de frais me donner de la gloire,

Et j'en ai grand besoin.

LANDRE.

Commandez seulement.

ALONCE.

Hier un certain Damis me parlant brusquement,

Je parus un peu faible devant Isabelle.

LANDRE.

Je connais ce Damis, voulez-vous qu'on l'appelle ?

185   Ce sera cher cousin aussitt fait que dit.

ALONCE.

Non, j'ai du bien perdre et respecte l'dit.

Je ne te cle rien : autant que ma matresse

A vu mon peu de coeur, j'en connais la faiblesse,

Et comme enfin tu peux tre mon hritier,

190   Je veux t'ouvrant ce coeur, le montrer tout entier ;

Mais aux autres cousins il faut que je le cache.

Si devant ce Damis qui m'a pu croire lche,

Tu souffrais que feignant d'tre mal avec toi,

Je tirasse l'pe, on parlerait de moi,

195   Tu parerais fuyant ; cette obligeante feinte,

Te serais impute respect plus qu' crainte,

Et moi je passerais pour un homme de coeur.

LANDRE.

Bien cousin, j'y consens ; quand par cette vigueur

Qui contre moi doit tre avec feinte exerce,

200   Ma rputation devrait tre blesse,

Pour un si bon parent je ne puis faire moins.

Je voudrais bien pourtant qu'elle eut peu de tmoins.

ALONCE.

Landre touche l, va ta fortune est faite ;

Pour la premire fois je vais tirer ma brette.

205   Cousin cette action te vaut un beau prsent.

LANDRE, bas.

le poltron insigne ! Est-il pas trop plaisant ?

Mai si notre combat tait vu d'Isabelle ?

ALONCE.

Damis est log l : fondons notre querelle.

Oui, tratre, par la mort vous en avez menti.

LANDRE.

210   Mais vous avez grand tort, j'ai pris votre parti.

ALONCE.

Enfin il faut mourir le chose est rsolue.

Tu recules en vain, il faut que je te tue.

SCNE V.
Isabelle, Laure, Landre, Alonce.

ISABELLE.

Quel bruit entends-je ici ?

LAURE.

Je sais bien ce que c'est.

LANDRE.

Je ne saurais plus fuir, Isabelle parat ,

215   Et sa fausse bravoure enfin sera dupe.

ALONCE.

Hola ! Au matre fat, tu pousses de l'pe.

LANDRE.

La vie ! Ou par la mort !

ALONCE.

Ah ! Ma foi c'est tricher.

LANDRE.

Rends l'pe.

Bas.

On nous voit, et l'honneur m'est trop cher.

ALONCE.

Mon Cousin...

LANDRE.

Rends-la te dis-je, ou, parbleu, je te tue.

ALONCE.

220   Tiens Cousin, la voil, la tienne est trop pointue.

La fureur le saisit, il a le diable au corps.

ISABELLE.

Alonce, est-ce donc l faire de grand efforts.

H quoi ! Par la bravoure on devait tant me plaire.

LAURE.

Votre laquais Madame a vu tout ce mystre.

225   C'tait un combat feint, il l'a vu prparer.

ISABELLE.

Donc sans beaucoup de peine on les peut sparer.

ALONCE.

De ma poltronnerie enfin je suis esclave.

Vous aimez les vaillants, j'ai contrefait le brave.

Je le voulais paratre, et l'avais rsolu,

230   Mais Dieu m'a fait poltron et ne l'a pas voulu.

LANDRE.

Pardon mon cher cousin, j'adorais Isabelle ;

Et me dshonorerais en fuyant devant elle.

ALONCE.

Vous me jouiez tantt, je m'en doutais fort bien.

Nonobstant tout cela je vous donne mon bien,

235   Et vous cde Isabelle, allez vous je vous pardonne.

LANDRE.

le coeur gnreux.

ISABELLE.

la bonne personne.

 



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Notes

[1] H.C. Lancaster rapproche ce texte de la comdie de Thomas Corneille "Don Bertrand de Cigarral" (1651)

[2] H.C. Lancaster indique que la comdie de Boirobert "La Belle plaideuse" (1653) commence par une scne identique entre deux amoureux.

[3] Blondin : qui a les cheveux blonds, ou une perruque blonde. "Les coquettes aiment fort les blondins, ce sont de vrais sducteurs de femmes." Molire [F]

[4] Hoc : On dit proverbialement Cela m'est hoc, pour dire, je suis assur de gagner ce procs, d'avoir cette succession, de faire mon coup. [F]

[5] Estoc : Signifie aussi le fer, la pointe d'un arme. C'tait autrefois une pe longue et troite qui ne servait qu' percer. [F]

[6] Gueux : Indigent, qui est rduit mendier. [FC]

[7] Appas : Se dit en choses morales de ce qui sert attraper les hommes, les attirer, les inviter faire quelque chose. Plus prcisment ici, les appas sont les qualits attirantes d'une femme.

[8] Voiture, Vincent (1597-1648) : Pote prcieux connu, entre autres, pour ses sonnets et ses lettres.

[9] Balzac, Louis-Guez de (1597-1654) : crivain franais originaire d'Angoulme, surnomm le restaurateur de la langue franaise. Ses oeuvres les plus connues sont ses lettres.

[10] Voir Molire "L'Ecole des Maris", Acte I, sc. 2, ARISTE vers 191-192 : "Et l'cole du monde, en l'air dont il faut vivre Instruit mieux, mon gr, que ne fait aucun livre." [H.C. Lancaster]

[11] Fi : Particule qui sert faire une exclamation pour tmoigner le mpris, la haine, l'aversion qu'on a pour quelque personne ou quelque chose. [F]

[12] Harangue : Discours qu'un orateur fait en public. Se dit aussi ne mauvaise part, des discours trop longs, frquents et ennuyeux, ou de ceux qui contiennent quelque rprimande, quelque reproche. [F]

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